Poème de Jean Orizet : Le grillon à l'esprit brouillon

Lors de ma promenade qui m'a conduite dans un pré, j'ai aperçu un grillon. A-t-il l'esprit brouillon ?

Pas facile de le suivre dans l'herbe fauchée. Joue-t-il à cache cache ?

 

Le Grillon à l'esprit brouillon

Le grillon à l'esprit brouillon
Oubliait chaque jour, peu ou prou, 
L'emplacement de son logis-trou.

Le soir, il rentrait chez les autres 
Qui le chassaient, exaspérés, 
Jusqu'au moment où, fatigué 
De se tromper toujours d'adresse, 
Il décida, tout simplement, 
De rechercher les trous plus grands.

Ainsi vécut-il très heureux 
Chez les renards puis chez les lièvres, 
Les taupes et les sangliers, 
Car ces gros animaux n'étaient jamais gênés 
Par sa minuscule présence, 
Et tous aimaient entendre à la veillée, 
Le grillon chanter dans leur foyer.

      Img 2515 allegee                       Jean Orizet.

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